Gaspillage : visite des coulisses de la Salle à manger


Dans la Salle à manger 24/7, on entend souvent parler de gaspillage. Comme nous ne produisons aucun déchet, le tout est destiné au compostage, ce qui est quelque peu réconfortant. Dans la foulée de l’événement « J’aime la bouffe, pas le gaspillage » qui a eu lieu le mois dernier, je me suis posé une question bien simple : si nous gaspillons tant à la consommation, à quoi peut ressembler le gaspillage en cuisine?



La Salle à manger se targue d’être un espace sans déchets, mais il me semble que cet exploit s’applique avant tout à l’aire de restauration. On n’y trouve aucune paille, aucun emballage, aucun contenant qui puisse se transformer en déchet. Alors, que se passe-t-il en coulisse, là où l’on prépare la nourriture? Cet espace serait-il lui aussi sans déchet? Pour m’aider à élucider ce mystère, j’ai demandé à Maryann Moffitt, des Services alimentaires, de m’aider à passer de l’autre côté du miroir.

Dès mon arrivée en arrière-scène, je suis immédiatement frappée par le nombre d’ascenseurs et d’escaliers qu’on y trouve. Si ce n’était de l’aide précieuse de Maryann, je me serais assurément perdue! Ma guide et moi entrons tout de suite dans le vif du sujet : or, plutôt que de me faire parcourir moult statistiques dans un tableur, elle m’amène constater de visu le gaspillage généré.


Nous nous rendons d’abord au point de transition, où tout est entreposé avant d’être acheminé sous le Centre universitaire.

Maryann m’indique où sont empilés les composteurs au fur et à mesure qu’ils se remplissent. Chaque jour, on en compte environ une douzaine.



Elle me montre ensuite les boîtes servant au transport des fruits et légumes. Par souci d’espace, ces boîtes sont défaites, puis entreposées dans un conteneur en bois.

Enfin, nous atteignons la destination finale des rebuts générés : là où se rendent les camions pour tout ramasser. Et en toute franchise, je m’avoue franchement surprise par la proportion de compostage, de recyclage et de déchets!



Les bacs rouges sont réservés au recyclage du carton, et c’est ce que l’on retrouve en plus importante quantité. Logique : après tout, la cuisine reçoit chaque jour de la nourriture en abondance, et il faut bien transporter le tout d’une quelconque façon. Il n’y a pas que les fruits et les légumes qui y sont acheminés, mais aussi les conserves de sauce, les bouteilles d’huile et j’en passe – à peu près tout arrive dans des boîtes. Mieux vaut des boîtes de carton recyclable que du plastique jetable, non?



Évidemment, on trouve au sous-sol une tonne de composteurs.



La totalité des déchets générés au cours de la journée ne tient qu’au seul et unique bac bleu que vous voyez. Non, vraiment! Un seul bac de déchets, contre tous ces bacs de recyclage et de compost. Les déchets sont comprimés avant d’être insérés dans le bac. Impressionnant!



Je le confesse : je m’attendais à trouver une cachette secrète où trôneraient pile après pile de détritus. Je me disais que quiconque prépare quelque 6 000 repas par jour ne peut faire autrement que générer une montagne de déchets.

Je m’étais préparée à accompagner la révélation d’un « ah HA! », à demander des comptes. Or, s’il est vrai qu’ils pourraient produire moins de déchets, le ratio recyclage/compost/déchets est absolument renversant. L’étonnement aurait été à son comble s’ils n’avaient produit absolument aucun déchet… mais il faut bien avoir un objectif à long terme, n’est-ce pas?

~clarissa -  stagiaire en communications

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